Commune de Maxent
HISTOIRE ET PATRIMOINE

Salomon roi de Bretagne

Salomon, dernier roi de Bretagne de 857 à 874, a reçu les attributs royaux des mains de Charles le Chauve, petit fils de Charlemagne.
Arrivé au pouvoir en éliminant son cousin Erispoë, il subit une mort comparable mais son repentir lui vaudra d’être promu saint martyr, fêté le 25 juin en Bretagne et dans le Loiret

le monastère de Saint-Sauveur de Plélan

le monastère de Saint-Sauveur de Plélan devient celui de Saint-Maxent - saint Maxent dans l'histoire de Maxent

La fouille archéologique de 1991 et 1992
L'église actuelle au style romano-bysantin
Bibliographie
Le blason
Généalogie

Le monastère de Saint-Sauveur de Plélan. (monasterium Sancti Salvatoris in Plebelan)


Vers 860, de nouvelles incursions normandes menacent la Bretagne. Les moines de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon se sentent en danger et souhaitent trouver refuge dans l'intérieur des terres. Ils demandent asile et protection à Salomon qui possède une résidence sur ce territoire que constitue aujourd'hui la commune de Maxent. Le roi en fin politique donne satisfaction aux moines bénédictins et leur fait construire un monastère qu'il dote richement si l'on en croit les chartes du Cartulaire de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon.

Le monastère de Saint-Sauveur de Plélan devient celui de Saint-Maxent. (monasterium Sancti Maccentii)

L'ancienne église de Maxent fut à l'origine un monastère fondé par le roi Salomon de Bretagne pour accueillir les moines de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon, à la fin du IXème siècle. Lorsque Salomon fait déposer dans l'église du jeune monastère le corps de saint Maxent, la renommée des lieux grandit rapidement : le monastère Saint-Sauveur de Plélan prend le nom de Saint-Maxent. La commune tire son nom de cette période faste. Le souhait du souverain breton est d'en faire un hypogée royal. Sa femme, de hauts personnages sont inhumés dans l'église et le roi manifeste le désir d'y reposer, près de la reine. Les actes de donation de Salomon au bénéfice du monastère de Saint-Maxent sont nombreux et attestés par des chartes du Cartulaire. L'assassinat du roi, le retour des moines dans leur abbaye de Redon et enfin la restitution du corps de saint Maxent à son abbaye d'origine dans le Poitou, conduisent inéluctablement le jeune monastère au déclin.

Nouveauté : La toute récente statue de saint Maxent vient de trouver sa place dans l'oratoire de la fontaine. Elle est visible dans sa niche restaurée, rue de la fontaine saint Maxent qui donne sur la rue Pierre Porcher. Une publication de Henri Doranlo, "saint Maxent dans l'histoire de Maxent" est disponible à la vente dans les commerces au profit de la paroisse.

La fouille archéologique de 1991 et 1992


L'église du IXè siècle après bien des transformations fut détruite en 1897 et remplacée par l'église actuelle, oeuvre de l'architecte Arthur REGNAULT.
L'essentiel de l'objectif visé avant la fouille a été atteint puisqu'elle a permis de mettre à jour une église des années 860, au plan unique en Bretagne, qui ne peut actuellement être comparé qu'à ceux des grandes réalisations de l'empire carolingien, en Allemagne.

L'église actuelle au style romano-bysantin


Monsieur Arthur REGNAULT, architecte diocésain, fut consulté par l'abbé Adolphe FOUERRE, recteur de Maxent et auteur des remarquables rochers sculptés de Rothéneuf.

Commencée après bien des péripéties en 1893 la construction est terminée en 1897 mais faute de moyens financiers suffisants la construction du clocher et de la sacristie initialement prévue à l'angle Nord-Ouest est abandonnée. L'édifice victime de cet ajournement forcé se trouve esthétiquement déséquilibré.

Pendant 65 ans les cloches se trouveront au sol dans un local en bois et les Maxentais se seraient bien passés de cette particularité, sujet de plaisanteries des communes environnantes.

Ce fut donc un soulagement lorsque le clocher-pignon remplaça le ridicule local en 1962. Confrontée à des problèmes graves d'étanchéité du bâtiment, la municipalité a décidé de ne pas attendre et de lancer des travaux de préservation du bâtiment.

Bibliographie

On peut trouver de nombreuses références bibliographiques sur Maxent et la première est évidemment le Cartulaire de l'abbaye bénédictine de Saint-Sauveur de Redon.


BANEAT P., 1927 - Le département d'Ille et Vilaine. Histoire. Archéologie. Monuments. Rennes [3e éd., Paris,1973, 4t.]
CHEDEVILLE A. et GUILLOTEL H., 1984 - La Bretagne des saints et des rois. Vème -Xème siècle - Rennes.
COURSON A. de, 1863 - Cartulaire de l'abbaye de Redon en Bretagne.- Paris.
GUILLOTIN DE CORSON A., 1880 - 1886 - Pouillé historique de l'archevêché de Rennes - Rennes, 6t.
GUIGON Ph., 1991-1992 - Maxent, ancienne église paroissiale, rapport de fouille programmée.
GUIGON Ph., 1998 - Les églises du haut moyen âge en Bretagne. Centre régional d'archéologie d'Alet. Saint Malo, 1998.

Le Blason

D'Argent aux trois Chevrons de Gueules accompagnés de trois Croix tréflées du même
Écu soutenu par deux branches de châtaignier chargées de bogues d'Or

De composition récente, le blason reprend les armes d’Armand du Plessis, cardinal de Richelieu et abbé de Saint-Sauveur de Redon. Son écu sur fond d’argent (blanc) est orné de chevrons de gueules (rouges). S’ajoutent les croix tréflées, de même couleur, empruntées aux armoiries du prieuré de Maxent. La couronne murale représente la commune et les branches de châtaignier qui soutiennent l’écu étaient les enseignes des "trésoriers" de Maxent

D’après Dom Noël Georges (1630-1640, manuscrit inédit) les paroissiens de Maxent se rendaient chaque année solennellement le jour de la Trinité en procession à Saint-Sauveur de Redon pour rendre hommage à leurs seigneurs ecclésiastiques. A cette occasion chacun présentait son rameau de châtaignier vert qu'il cueillait en chemin toujours dans le même bois.
Les bogues de châtaignier manquent sur le blason.

Chacun des 3 éléments qui le compose s'identifie à une tranche de l'histoire de Maxent.

Généalogie

La commune de Maxent possède une belle collection de registres de l'état civil ancien. Les premiers actes de baptême datent de 1596, ceux de sépulture de 1590 et les mariages de 1595. La commune ayant fait relier ces registres a obtenu le droit de garder ses archives. La série conservée à Maxent est la plus complète pour les généalogistes.
Pour aider les généalogistes le dépouillement complet de ces registres a été fait. Une partie est déjà sous forme de tables.
Table des mariages ( 1595 à 1615); (1616 à 1639); (1640 à 1649); (1650 à 1659); (1660 à 1669); (1670 à 1679); (1680 à 1689); (1690 à 1699); (1710 à 1792).
Classement chronologique des baptêmes de mars 1596 à décembre 1770 avec une période lacunaire de mai 1606 à juin 1621. (1 classeur). Ce travail est celui d'un historien amateur résidant à Maxent.

Si la généalogie vous intéresse, contactez-nous, et visitez le site du Cercle de Généalogie d'Ille-et-Vilaine.